Réponses d'adidas

Proposition A1:

Exige des fournisseurs qu'ils émettent des « garanties du droit d'organiser » au bénéfice des travailleurs et travailleuses.

Adidas appuie le droit d'organiser des travailleurs et travailleuses selon leurs propres termes et procède à des audits sociaux pour vérifier le respect de la politique. Toutefois, elle n'exige pas des fournisseurs qu'ils émettent ou fassent connaître leur propre garantie du droit d'organiser au bénéfice de leurs travailleurs et travailleuses. Comme 45 % de ses fournisseurs se trouvent en Chine et au Vietnam, où la liberté d'association est restreinte, elle remet en question l'applicabilité de cette disposition.

Proposition A4:

Prévoir des procédures de traitement des plaintes pour les travailleurs et travailleuses.

Tous les fournisseurs homologués doivent remettre les lettres ouvertes du groupe Adidas aux travailleurs et travailleuses, contenant le numéro d'une ligne directe pour joindre l'équipe des Affaires sociales et environnementales d'Adidas (Social & Environmental Accountability — SEA). À la réception d'une plainte d'un travailleur, le SEA enquête sur les problèmes dénoncés en interviewant les travailleurs et travailleuses, et la direction, et en examinant les documents pertinents. L'équipe de SEA indique alors les formations, les consultations et la surveillance ultérieures requises.

Proposition A9:

Exiger des fournisseurs la signature d'accords garantissant l'accès syndical aux lieux de travail.

Adidas demande à ses fournisseurs d'être neutres en matière d'organisation syndicale et affirme que : « nous prendrons des mesures coercitives dans le cas où un syndicat local nous fournirait la preuve qu'un droit d'accès a été refusé ». En revanche, elle n'exige pas la signature d'accords de libre accès syndical aux lieux de travail de la part de ses fournisseurs.

Proposition B2:

Éliminer le recours à des plans d'embauche par l'intermédiaire de parties tierces.

Bien que les normes de travail d'Adidas (Workplace Standards) n'interdissent pas explicitement le recours aux agents de recrutement, l'entreprise considère ses fournisseurs « directement responsables de toutes les conditions de recrutement, d'embauche et d'emploi… » Les fournisseurs ne sont par conséquent pas « autorisés à avoir recours aux agences d'embauche qui gèrent toutes les relations de travail ».

Proposition B3:

Éliminer les contrats à durée déterminée.

Selon Adidas, « les travailleurs et travailleuses contractuels doivent recevoir au moins le salaire minimum ou le salaire courant de l'industrie, selon celui qui est le plus élevé, et toutes les prestations rendues obligatoires par la loi ». Le recours aux travailleurs et travailleuses contractuels doit aussi être clairement défini et ne peut pas constituer pour les fournisseurs un mode d'embauche continuel de travailleurs et travailleuses par de multiples contrats à durée déterminée. L'entreprise ne s'engage pas à exiger automatiquement des contrats à durée indéterminée pour les travailleurs et travailleuses après deux contrats à durée déterminée ou deux ans d'emploi.

Proposition B6:

Établir des relations de longue date avec les usines.

Adidas s'efforce de « s'engager dans des relations stables et à long terme avec des partenaires manufacturiers », mais ne prend pas d'engagement en terme d'objectifs.

Proposition C1:

Adopter des politiques de transitions responsables.

Adidas a déjà adopté des politiques et des procédures formelles, qui sont affichées sur son site Web, relativement à la question des fermetures. L'entreprise est disposée à ce que ces procédures servent d'éléments de référence pour les directives du Forum AMF.

Proposition C3:

Communiquer publiquement les rapports sur la durée moyenne des relations avec les usines des fournisseurs.

Adidas déclare seulement qu'elle « pourrait envisager » de publier la durée moyenne de ses relations avec ses principaux fournisseurs, mais pas avec sa chaine d'approvisionnement indirect (gérée par des agents au moyen de permis). L'entreprise ne prévoit pas chercher le lieu des usines pour établir la durée de la relation.

Proposition C4:

Communiquer publiquement des rapports sur la sélection des fournisseurs; leur choix ou leur rejet.

Adidas informe publiquement sur ces questions dans ses Annual Sustainability Reports (rapports annuels de viabilité) et s'est engagé à publier sa Standard Operating Procedure (procédure d'exploitation uniformisée) pour l'approbation de nouveaux fournisseurs, sa Guideline for enforcing workplace standards (directive pour faire respecter les normes d'exposition sur les lieux de travail) et sa Standard Operating Procedure (SOP — procédure d'exploitation uniformisée) pour les résiliations d'ententes avec les usines sur son site Web.

Proposition D1:

S’engager à payer un salaire vital.

Le Code de conduite du groupe Adidas reconnaît que « les salaires sont essentiels pour combler les besoins de base des employé-e-s et leur assurer des économies et des dépenses raisonnables »; la compagnie ne s’engagera pas à introduire un salaire vital dans son Code.

Proposition D3:

Garantir que les prix suffisent à payer un salaire vital.

« Le groupe Adidas ne participera pas à un examen exigeant la divulgation de données confidentielles sur les prix. »

Proposition D6:

Prendre des mesures pour améliorer les salaires des travailleurs et travailleuses.

Le groupe Adidas s’inquiète du fait que la collaboration avec d’autres acheteurs qui tentent « de promouvoir ou d'encourager certaines mesures pour améliorer les salaires dans une usine (outre l’exigence de couvrir les primes d'heures supplémentaires et le salaire minimum tel qu'établit par la législation locale ou par une majoration mesurable des prix unitaires) » puisse se convertir en problème antitrust. L’entreprise ne s’est pas engagée à tenir compte de cette proposition.