Réponses de Nike

Proposition A1:

Exige des fournisseurs qu'ils émettent des « garanties du droit d'organiser » au bénéfice des travailleurs et travailleuses.

Nike affirme vouloir travailler avec ses fournisseurs pour qu'ils élaborent leurs propres codes de conduite, qui, l'espère-t-elle, comprendra un engagement de non-ingérence dans la liberté d'association et la négociation collective des travailleurs et travailleuses, et de communication de cette politique à leurs travailleurs et travailleuses. Une bonne idée, mais rien de tout ça ne signifie un engagement ferme de la part de Nike.

Proposition A4:

Prévoir des procédures de traitement des plaintes pour les travailleurs et travailleuses.

Nike approuve l'objectif général et a favorisé l'installation de lignes directes dans plusieurs pays pour que les travailleurs et travailleuses puissent faire part de leurs griefs. Toutefois, Nike est réticent à mettre sur pied des structures qu'elle doit elle-même faire fonctionner. Nike ne croit pas pouvoir atteindre les objectifs dans les délais proposés. En tant que membre de Fair Labor Association (FLA — association pour un travail juste), les travailleurs et travailleuses des fournisseurs de Nike peuvent déposer des plaintes grâce au système de la FLA pour le traitement des plaintes auprès d'une tierce partie.

Proposition A9:

Exiger des fournisseurs la signature d'accords garantissant l'accès syndical aux lieux de travail.

Nike affirme qu'elle : « s'attend à ce que les usines de sous-traitance respectent les exigences juridiques de leurs pays sur les accords entre la direction d'usine et les syndicats locaux », mais ne leur exigera pas la signature d'accords d'accès syndical.

Proposition B2:

Éliminer le recours à des plans d'embauche par l'intermédiaire de parties tierces.

Nike affirme déconseiller fortement aux usines d'avoir recours aux contractants de tierce partie pour l'embauche de travailleurs et travailleuses pour ses activités principales, mais l'entreprise ne s'engagera pas à éliminer cette pratique, sous prétexte que certains pays ont besoin des services des agences d'embauche (comme des petites entreprises en Malaisie)

Proposition B3:

Éliminer les contrats à durée déterminée.

Nike approuve « l'idée générale de l'élimination du recours inappropriée aux contrats à durée déterminée pour les travailleurs et travailleuses engagés dans les activités principales de l'entreprise », et exprime sa volonté à s'engager avec les intervenants à sur le recours aux contrats à durée déterminée, mais l'entreprise ne s'engage pas à définir clairement le recours aux contrats à durée déterminée, en accordant le même salaire et les mêmes prestations aux travailleurs et travailleuses embauchés sous des contrats à durée déterminée, ou à accorder automatiquement des contrats à durée indéterminée aux travailleurs et travailleuses après deux contrats à durée déterminée ou deux ans d'emploi.

Proposition B6:

Établir des relations de longue date avec les usines.

« Le centre d'intérêt de Nike dans le domaine du vêtement et de la chaussure va se concentrer vers des stratégies de partenariats moins nombreux, plus importants et à plus long terme avec les usines ». L'entreprise atteindra l'objectif s'il est calculé sur le volume FAB (franco à bord) ou le % de travailleurs et travailleuses.

Proposition C1:

Adopter des politiques de transitions responsables.

« Nike possède une politique de délocalisation, exposée brièvement dans notre rapport CR », qui est public.

Proposition C3:

Communiquer publiquement les rapports sur la durée moyenne des relations avec les usines des fournisseurs.

Nike pense « que ce serait un véritable défi » en raison de sa méthode de collecte de données. Alors que l'entreprise affirme qu'elle « pourrait l'envisager comme faisant partie d'un plus grand effort de divulgation sur nos usines cibles », elle ne prend pas l'engagement de le faire.

Proposition C4:

Communiquer publiquement des rapports sur la sélection des fournisseurs; leur choix ou leur rejet.

« Il s'agit d'une mesure que Nike divulgue maintenant dans ses rapports sur sa responsabilité sociale »

Proposition D1:

S’engager à payer un salaire vital.

Bien que Nike étudie actuellement l’impact de la rémunération totale que reçoivent ses travailleurs et travailleuses, l’entreprise dit que : « nous ne sommes pas encore disposés à intégrer une norme sur le salaire vital dans notre Code de conduite.

Proposition D3:

Garantir que les prix suffisent à payer un salaire vital.

Nike est disposée à engager les parties concernées dans une discussion pour voir s’il existe une autre voie pour atteindre cet objectif (par ex. Identifier des moyens de former les syndicats sur le chiffrage des produits); toutefois, l’entreprise croit qu’un examen indépendant pourrait s’avérer infaisable.

Proposition D6:

Prendre des mesures pour améliorer les salaires des travailleurs et travailleuses.

Nike réalisera une évaluation du bien-être général des travailleurs et travailleuses dans un groupe spécifique d’usines, qui inclura les salaires, mais l’entreprise ne s’engage pas à atteindre un salaire vital.